La nuit juste avant les forêts

De Bernard-Marie Koltès
Avec : Pierre-Benoît Duchez
Mise en scène : Filippo De Dominicis

Scénographie, dessin des lumières et costumes : Filippo De Dominicis, avec la collaboration de Pierre Comte, Pierre-Benoît Duchez et Dominique Weil.

Musique originale: Bernard Molinié.

coproduction: SmartFr Toulouse, Conseil Général de l'Aveyron, Tempo Théâtre, Théâtre du Pont Neuf (Toulouse), association Errances, Centre Européen de Conques, Communauté des Communes Conques-Marcillac.

Avec le souties de la Mission Départementale de la Culture et de l'association Vallon de Cultures.

Production et Administration: SmartFr Toulouse

  

 

 

« il y a parfois un degré de connaissance, de tendresse, d'amour, de compréhension, de solidarité, etc. qui est atteint en une nuit, entre deux inconnus, supérieur à celui que parfois deux êtres en une vie ne peuvent atteindre; ce mystère-là mérite bien qu'on ne méprise aucun moyen d'expression dont on est témoin, mais que l'on passe au contraire son temps à tenter de les comprendre tous, pour ne pas risquer de passer à côté de choses essentielles. »

 

Bernard-Marie Koltès

affiche de P.B. Duchez
affiche de P.B. Duchez

 

Deux partis pris sont à la base de la création. Le premier consiste à faire surgir le texte de l’obscurité, pour créer une intimité avec le spectateur et lui laisser la liberté de projeter sur le plateau sa propre mémoire, ses propres émotions. Le deuxième oppose à la présentation d’un seul personnage, un corps d’acteur qui cache son visage derrière une multiplicité de «masques». Le travail de l’acteur a été dirigé à la fois sur des plans parallèles et séparés de la voix et du corps.  Le personnage en résulte éclaté sans que le fil du texte ne se déchire, pour que le spectateur puisse suivre le parcours dans ce «labyrinthe» sans se perdre, tout en découvrant la transformation continuelle de son guide dans la nuit.

 

Filippo De Dominicis

 

 

 

 
 
"On comprend peu à peu que cette rencontre de l’autre est à la fois salutaire et dangereuse pour celui qui s’y risque. Peut-être parce qu’elle implique une incartade hors des compartiments que Koltès fustigeait (ces zones conventionnelles dans lesquelles la société enferme l’humain, et hors desquelles il est dangereux d’aller rôder). Pour rencontrer l’autre, il faut se risquer sur le territoire de l’étrange, de l’étranger. Et c’est ici que le spectacle est encore le plus précieux : il envisage l’étranger en se gardant des stéréotypes et des clichés d’une certaine imagerie koltésienne, donnant vie à ce qui, dans le texte, crée la profonde humanité de la rencontre, mais aussi sa profonde complexité, avec une justesse de ton, une simplicité et un engagement remarquables." ||
Julien Botella
(le clou dans la planche)